Holacratie, des entreprises sans patron

Une holacratie est une entreprise qui fonctionne sans aucune figure d’autorité : la hiérarchie y est inexistante.

C’est un statut réel régit par une constitution.

Plus de chef, plus d’organigramme : on associe ce principe à celui de l’entreprise libérée.

Si cela peut, dans un premier temps, faire rêver les salariés, on va découvrir ici que l’holacratie peut avoir autant ses avantages que ses inconvénients.

holacratie

I. Holacratie, une autonomie des employés à 100%

Dans une entreprise qui se définit comme une holacratie, les employés sont en totale autonomie et fortement responsabilisés.

On assiste à un management horizontal où chaque partie devient décisionnaire.

L’important est que chacun des employés connaisse son rôle à jouer dans l’entreprise et partage ses missions avec les autres.

La notion de « fiche de poste » est élargie. Tous les salariés effectuent un ensemble de tâche ne répondant pas forcément à un intitulé précis de poste.

On peut citer l’exemple de Zappos, une entreprise qui a testé l’holacratie et qui est parvenue à instaurer ce système au sein de son organisation.

entreprise libérée

II. Comment parvenir à instaurer l’holacratie dans son entreprise ?

Tout d’abord le patron de l’entreprise doit accepter de céder son autorité à l’ensemble de ses employés.

Aussi, il est important de noter qu’une entreprise sans manager ne signifie pas une entreprise sans management.

Chacune des parties est découpée en unité de travail, et les missions sont distribuées en fonction des rôles joués par chacune des parties prenantes.

La règle première en holacratie est que personne ne doit encadrer personne.

Des réunions de gouvernance sont régulièrement organisées afin de mettre à plat les différentes tensions, difficultés ou encore de découvrir les propositions des employés.

reunion de gouvernance

III. Holacratie, l’entreprise sans chef mais avec ses limites

Si ce système peut faire rêver certains, l’holacratie n’est pourtant pas l’idéal d’un monde parfait en entreprise.

L’entreprise Zappos, qui avait d’ailleurs adopté ce système, l’a laissé tomber.

En effet, il semblerait que l’holacratie ne valorise pas l’humain et qu’elle mette beaucoup trop de côté les émotions et les interactions.

Si l’holacratie se veut être sans hiérarchie, les employés se sentent d’autant plus dirigés par l’ensemble des règles propres à leurs missions.

De plus, ce système n’offre pas un réel droit de parole aux employés, qui ont l’impression d’entrer dans un cercle vicieux.

Leurs perspectives d’évolution sont réduites à néant et ils sont d’autant plus stressés par la fréquence des réunions mises en place.

holacratie

 

Si l’idée d’une entreprise sans chef fait parfois rêver et que certains y voient une réelle possibilité de liberté au travail, d’autres voient leurs carrières misent « en pause ».

Même avec une entreprise sans patron, il existe tout de même des règles qui sont parfois plus importantes en holacratie que pour les statuts habituels des entreprises.

Et vous, seriez-vous prêt à travailler dans une holacratie ?

 

holacratie